2019 

 La principale nouveauté du début de cette année 2019 est l’achat d’une lunette apochromatique de courte focale : TS Optics 80ED f7, avec réducteur de focale 0.8x. La focale résultante de 448mm permet des photos de grands champs stellaires, un petit bijou qui devrait être pleinement exploité dans le ciel d’été riche en nébuleuses étendues. 

Ma technique de traitement planétaire a continué d’évoluer. L’utilisation du logiciel AstraImage facilite la qualité du rendu des images. L’emploi d’un filtre infra rouge sélectif (742nm), m’a permis de commencer une série de clichés de gros plans de la surface lunaire de bien meilleure qualité qu’auparavant. Une nouvelle page est maintenant consacrée à la Lune. 

La visualisation d’une supernova extra galactique, c'est-à-dire visible dans une autre galaxie que la nôtre, est un phénomène peu courant. Après avoir eu la possibilité d’en photographier une dans la galaxie NGC 6946 en 2017, j’ai eu la chance fin avril, d’être un des premiers à voir celle de la galaxie M100 située à plus de 55 million d’al. (voir galerie galaxies 2019). 
 


                                                        2018
 

Le nouveau tube TS Optics se révèle très agréable d’emploi. La mécanique pour le réglage des deux miroirs est douce et efficace, ce qui facilite grandement la collimation. Le porte oculaire est solide, je regrette cependant quelques points durs, peut-être y a t-il un réglage à faire. 

La qualité des photos est nettement meilleure; Le tilt récurent sur les images obtenues avec le GSO a disparu. Les nouvelles photos de la nébuleuse de la petite dentelle du Cygne et de l’Iris en témoignent. 

Hélas, la météo dans le sud de la France a été particulièrement exécrable cette année, d’où le faible nombre de photos. 

L’acquisition d’un ADC pour le planétaire a été très utile d’autant que les trois planètes étaient bien basses. J’ai dû me contenter de leur passage entre le cèdre et les grands chênes du bois, emplacement qui heureusement correspond au méridien.
 
L’opposition de Mars tant attendue a été gâchée par une énorme tempête qui a entièrement occulté le sol durant plus d’un mois. 

On peut voir quelques détails à la surface de Ganymède sur la photo de Jupiter du 25 juin, ce dont je suis particulièrement satisfait. 

Sauveur Pedranghelu (Ryo) m’a apporté une aide précieuse pour le traitement des photos planétaires et je l’en remercie vivement. 

Le passage de la comète 21P/Giacobini-Zinner a été un moment fort. Elle a traversé une zone du ciel très riche en étoiles et amas, ce qui a rendu le traitement des photos très complexe compte tenu de sa vitesse déplacement. 
 
                                                                           
2017
 
Année riche en découvertes grâce à une météo clémente. Les progrès dans la prise de vue et le traitement des images est évident. Ils sont liés en grande partie aux critiques constructives et aux discussions avec les membres du forum Webastro. On peut apprécier la différence avec les photos de M51, M33 et NGC891 de 2016. 

                               A ne pas manquer :  

- La supernova SN 2017eaw apparue dans la galaxie NGC 6946. Il faut comprendre que toutes les étoiles apparaissant sur la photo, et généralement toutes les étoiles visibles, appartiennent à notre galaxie, la Voie Lactée. Mais ici, on voit une étoile d’une autre galaxie, ce qui est exceptionnel. Le phénomène n’a duré que quelques mois, bien que l’étoile soit encore détectable en septembre 2018. Comparez avec la photo de 2016. 
 
- La comète 41P/Tuttle de passage à proximité de la galaxie M 108 et de la nébuleuse planétaire M97. Sur cette image, trois objets se situent à des distances très différentes : la comète dans notre système solaire est à vingt-deux millions de kilomètres, la nébuleuse planétaire M97, dans notre galaxie à 2000 années-lumière et la galaxie M108 à près de 50 millions d’années-lumière. 
 
- Le fond du ciel derrière M97 est très riche en galaxies lointaines. On peut noter l’amas de galaxies Hickson 50 situé à deux milliards d’années-lumière ainsi qu’un quasar situé à plus de huit milliards d’années-lumière. La lumière qui nous provient de cet objet a été émise bien avant la naissance de notre soleil il y a 4,5 milliards d’années. Ces informations m’ont été rapportées par un membre du Webastro, Vlaams59. 
 
 
                                                            2016  

L’année des débuts, de l’apprentissage, même si celui-ci ne s’arrête jamais. Beaucoup de satisfaction et d’espoirs devant ces premières images certes imparfaites mais que je n’imaginais même pas faire un jour.